CENTRE EUROPE TIERS-MONDE - CETIM

Rue Amat 6
1202
GENEVE  ()
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Mr Melik ÖZDEN Director of the CETIM and responsible of the Human Rights Programme


« Il n’y a pas un monde développé et un monde sous-développé mais un seul monde maldéveloppé ». Cette conviction a présidé à la fondation du CETIM à Genève en 1970 en tant que centre d’étude, de recherche et d’information sur les mécanismes à l’origine du maldéveloppement et interface avec les mouvements sociaux du Sud et du Nord. Le CETIM est une association à but non lucratif et reconnue d’utilité publique.

Une maison d’édition pas comme les autres

Avec plus de 150 publications à son actif, le CETIM est une maison d’édition qui traite des relations Nord-Sud et des questions de développement avec un point de vue critique, sérieux et original n’ayant pas toujours la faveur des médias. Ces ouvrages visent à fournir au grand public des outils pour comprendre le monde et des pistes pour le transformer.

Une organisation active à l’ONU en soutien aux mouvements sociaux

Grâce à son statut consultatif auprès de l’ECOSOC, le CETIM soutient des mouvements sociaux du Sud pour accéder aux mécanismes de protection des droits humains de l’ONU et participer à l’élaboration de nouvelles normes internationales en la matière. Il réalise également auprès de ses partenaires et du public en général un travail d’information et de formation sur les droits humains.

Un centre de documentation spécialisé

Le CETIM dispose d’un centre de documentation qu’il met à disposition du public. Riche de plus de 3’000 ouvrages et 200 périodiques sur des thèmes comme le développement, l’environnement, le commerce, la dette, la souveraineté alimentaire, les sociétés transnationales ou les droits humains, parmi bien d’autres.

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 « Il n’y a pas un monde développé et un monde sous-développé mais un seul monde maldéveloppé »

Cette conviction questionne l’a priori positif généralement attribué au modèle de développement occidental. Ce « maldéveloppement », dont les dimensions sont tout autant économiques et sociales qu’écologiques, ne se confine pas uniquement au Tiers Monde. II s’étend à la société mondiale tout entière : l’endettement vertigineux et le marasme socio-économique que connaissent de nombreux pays du Sud, les écarts de plus en plus criants entre les conditions de vie et de consommation des riches et des pauvres d’un bout à l’autre du globe, confirment l’actualité de la désignation d’un seul et unique maldéveloppement. En effet, si l’on s’en tient aux statistiques et aux analyses de différentes institutions des Nations Unies, jamais la pauvreté chronique n’a frappé autant de populations à travers le monde ; de même, les catastrophes écologiques se multiplient, menaçant la survie même de l’humanité et de la planète et font surgir de nouvelles sources potentielles de conflits. Le surarmement représente par ailleurs une problématique centrale au maldéveloppement.

A l’heure de la « globalisation du monde », de nouvelles relations entre les nations, les peuples et les individus doivent être développées à la mesure des bouleversements qu’opère ce paradigme économique.

Un premier enjeu concerne la recherche d’alternatives pour la survie et le développement de la majorité des pays du Sud, face à un modèle hégémonique dont on mesure clairement les limites économiques (p. ex. l’inadaptation de la production mondiale aux besoins économiques et sociaux, le cercle vicieux de la dette du Tiers Monde), les dégâts sociaux (p. ex. le chômage, le démantèlement de la sécurité sociale), les catastrophes écologiques (p. ex. la déforestation, les pollutions) et les ravages culturels (p. ex. l’uniformisation, les replis identitaires). Par ailleurs, la marginalisation croissante de certaines régions, telle que l’Afrique sub-saharienne, considérées comme non stratégiques par le monde industriel, est également préoccupante.

De manière générale, le CETIM met un accent particulier sur la critique des institutions financières et commerciales internationales (FMI, BM, OMC), ainsi que sur le rôle aujourd’hui prédominant des multinationales ou transnationales.


Presentation of the CETIM

“There is not a develped world and an underdevelped world but a single world badly developed.” This conviction underpinned the founding of the CETIM in Geneva in 1970 as a center for study, research and information focused on the mechanisms at the origin of the world’s misdevelopment and interface between the social movements of the Global South and North.

A Publishing House Unlike Any Other

With more than 150 publications to its credit, the CETIM is a publishing house dealing with North-South relations and development questions from a critical, serious and original point of view rarely to be found in the mainstream media. These books aim to supply the general public with the tools needed to understand the world and the ways to transforms it.

An Organization Active at the United Nations in Support of Social Movements

Enjoying consultative status with the ECOSOC, the CETIM supports social movements of the Global South in gaining access to the United Nations human rights protection mechanisms and participating in the drafting of new international human rights norms. It also carries out information and training work on human rights with its partners and the general public.

A Specialized Documentation Center

The CETIM includes a documentation center open to the public. With its 3,000 volumes and 200 periodicals by a vast range of authors, it concentrates on topics such as development, the environment, trade, foreign debt, food sovereignty, transnational corporations and human rights, among many others.

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“There is not a develped world and an underdevelped world but a single world badly developed.”

This conclusion marked the creation of the CETIM and, by contesting the prevailing, generally positive, assessment of the Western mode of development, exposed that development to questioning and debate.

“Bad development”, ecological as much as economic and social, is not confined to the Third World. It encompasses the entire planet: the spiralling debt and socio-economic stagnation of many Southern countries and the ever-widening gap between the living conditions and consumption levels of the rich and of the poor all over the world amply justify this assessment. If we limit ourselves simply to the statistics furnished by various United Nations agencies, we see that chronic poverty is the lot of more people around the world than ever before. Likewise, ecological catastrophes are multiplying, threatening the very survival of humanity and of planet Earth, and providing potential new sources of conflict. Massive stockpiling of weapons is also a central factor in bad development.

In this era of “globalisation”, we need to develop new relations between nations, peoples and individuals to keep pace with the upheavals caused by the prevailing economic paradigm.

A primary concern of the CETIM is the search for alternatives capable of ensuring the survival and development of the majority of the countries of the South. These countries are faced with a dominant model that clearly disadvantages them, whether economically (e.g. the inappropriateness of world production to basic economic and social needs, the vicious cycle of the third-world debt), by damaging the social fabric (e.g. unemployment, the dismantling of social welfare systems), ecologically (e.g. deforestation, pollution), or by threatening their culture (e.g. standardisation and loss of cultural identity). The growing marginalisation of regions like sub-Saharan Africa, considered by the industrialised world as possessing no strategic value, is also profoundly worrying.

Generally, the CETIM has chosen to criticise financial and trade institutions (International Monetary Fund, World Bank, World Trade Organisation) as well as the dominant role of multi- or transnational corporations.







       

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