Infection humaine par le virus de la grippe aviaire A(H7N9) – Chine

Le 4 août 2017, la Commission nationale de la santé et de la planification familiale de la République populaire de Chine (NHFPC) a notifié à l’OMS un cas confirmé en laboratoire d’infection humaine par le virus de la grippe aviaire A(H7N9) en Chine.

Informations détaillées sur le cas

Il s’agit d’un homme de 58 ans de la province du Fujian. Les symptômes sont apparus le 19 juillet 2017 et il a été hospitalisé le 29 avec une pneumonie sévère. On indique qu’il a été exposé à un marché de volailles vivantes.

Les autorités chinoises ont estimé que, compte tenu de la situation épidémique antérieure et de l’évaluation du risque, il est toujours probable que des cas sporadiques surviennent en Chine.

Au total, jusqu’à présent, 1558 cas d’infection humaine par le virus de la grippe aviaire A(H7N9) confirmés en laboratoire ont été notifiés en application du RSI depuis le début de 2013.

Action de la santé publique

Les autorités chinoises aux niveaux national et local continuent de prendre des mesures de prévention:

  • Poursuite de la transmission d’orientations aux provinces pour renforcer l’évaluation, ainsi que les mesures de prévention et de lutte.
  • Suggestion aux provinces de continuer à dresser un bilan de la prévention de l’épidémie et de la lutte au cours de la phase actuelle de faible incidence pour faciliter la mise en œuvre de mesures sur le long terme.
  • Enquêtes détaillées sur l’origine de l’infection pour orienter des mesures efficaces de prévention et de lutte.

Les autorités ont mis en garde les provinces de ne pas prendre à la légère la prévention et la lutte et leur ont enjoint de rester vigilantes pour s’assurer que les cas puissent être identifiés et pris en charge rapidement et efficacement.

Évaluation du risque par l’OMS

Comme on l’a déjà vu les années précédentes, le nombre hebdomadaire des cas notifiés d’infection par le virus de la grippe aviaire A(H7N9) a baissé pendant les mois d’été. Toutefois, le nombre des cas d’infection humaine et leur répartition géographique au cours de la cinquième vague épidémique (c’est-à-dire celle qui a démarré le 1er octobre 2016) ont été plus importants que pour les vagues précédentes, ce qui tendrait à indiquer une propagation du virus et marque la nécessité cruciale de maintenir la surveillance intensive et les mesures dans les secteurs de la santé humaine et animale.

La plupart des cas humains ont été exposés au virus A(H7N9) par des contacts avec des volailles infectées ou des environnements contaminés, notamment les marchés de volailles vivantes. Comme l’on continue de détecter le virus chez l’animal et dans l’environnement, et de vendre des volailles vivantes, il faut s’attendre à observer de nouveaux cas humains. On s’attend aussi à observer d’autres cas sporadiques d’infection humaine par le virus de la grippe aviaire A(H7N9) dans d’autres provinces de Chine qui n’en ont pas encore notifiés.

De même, il ne serait pas surprenant d’en détecter aussi dans les pays frontaliers de la Chine. Bien qu’on ait déjà signalé de petits groupes de cas d’infection humaine par des virus grippaux A(H7N9), y compris des patients dans un même service, les données épidémiologiques et virologiques actuelles semblent indiquer que ce virus n’a pas encore acquis la capacité de se transmettre durablement d’une personne à l’autre. Pour le moment, on considère donc comme peu probable une propagation d’une personne à l’autre au niveau local.

L’analyse attentive de la situation épidémiologique et la caractérisation plus approfondie des virus les plus récents sont essentielles pour évaluer le risque associé et ajuster en temps utile les mesures de gestion de celui-ci.

Conseils de l’OMS

L’OMS conseille aux voyageurs qui se rendent dans des pays où sévissent des flambées de grippe aviaire d’éviter de visiter des élevages de volailles, d’entrer en contact avec des animaux dans les marchés d’oiseaux vivants, de pénétrer dans des zones où peuvent s’effectuer des abattages de volailles ou de toucher des surfaces apparemment contaminées par des déjections de volailles ou d’autres animaux. Les voyageurs devront également se laver régulièrement les mains à l’eau et au savon et respecter les bonnes pratiques de sécurité sanitaire des aliments et d’hygiène alimentaire.

L’OMS ne recommande pas de dépistage particulier aux points d’entrée, ni de restrictions aux voyages ou au commerce en rapport avec cet événement. Comme toujours, on envisagera le diagnostic d’infection par un virus grippal aviaire chez les personnes présentant des symptômes respiratoires aigus sévères pendant un voyage ou juste après leur retour d’une zone où la grippe aviaire est source de préoccupation.

L’OMS encourage les pays à continuer d’intensifier la surveillance de la grippe, y compris des infections respiratoires aiguës sévères (IRAS) et des syndromes grippaux, à examiner attentivement toute présentation inhabituelle pour veiller à la notification des infections humaines au titre du RSI (2005) et à poursuivre les mesures nationales de préparation sanitaire.




       

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