Une conférence de l'UNESCO à Liège cherche à redéfinir le rôle des sciences humaines dans la société

Des étudiants dans une bibliothèque universitaire à Rabat, au Maroc. Photo Arne Hoel/Banque mondiale

Des centaines de chercheurs participent cette semaine à la Conférence mondiale des humanités, qui se déroule à Liège, en Belgique, du 6 au 12 août 2017, avec pour objectif de redéfinir les fondements, le rôle et l'engagement des sciences humaines dans la société contemporaine.

La conférence est organisée par l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), avec le Conseil international de la philosophie et des sciences humaines (CIPSH) et Liège Ensemble.

Elle implique des scientifiques de tous les domaines des sciences humaines, mais aussi des sciences naturelles, sociales et formelles, et s'articule autour de six thèmes principaux : l'homme et l'environnement ; identités culturelles, diversité culturelle et relations interculturelles ; patrimoine culturel ; frontières et migrations ; histoire, mémoire et politique ; et les sciences humaines dans un monde en transition.

La Conférence a été précédée par de nombreux événements à travers le monde, dont une Conférence régionale sur la science et la civilisation de la route de la soie à Beijing, en décembre 2015. Suite à cette conférence de Beijing, d'autres conférences thématiques régionales ont été organisées au Brésil (octobre 2016, sur la gestion du paysage et les sciences humaines), Mali (novembre 2016, sur l'histoire, les langues et la culture) et dans la région arabe.

« L'une des forces majeures des sociétés humaines réside dans leur diversité et les sciences humaines sont particulièrement bien placées pour favoriser leur diversité et complémentarité », souligne l'UNESCO.

« Le monde – l'ensemble des pays et nations, des personnes et académies – fait face et relève des défis liés aux changements culturels, sociaux et environnementaux mondiaux, qui appellent tout un chacun à trouver des réponses innovantes, ancrées dans la diversité des perspectives inhérentes à la multitude et à la diversité des interprétations passées et présentes, dans les domaines des sciences, de la culture, de l'éducation et du développement durable », ajoute l'agence onusienne.

Le Conseil exécutif de l'UNESCO a adopté une décision en 2011, à l'initiative de la République de Corée, qui reconnait notamment « le rôle des sciences humaines comme générateur de nouvelles visions et idées conformes à l'enjeu de l'UNESCO de permettre un nouvel humanisme, insistant sur l'importance de prévenir la fragmentation de l'humanité et la nécessité de construire de solides fondations pour le développement et la paix ».

Le Conseil exécutif a aussi réaffirmé « la contribution inestimable qu'offrent les sciences humaines à l'instauration de nouvelles valeurs humaines, en ces temps d'intensification de la mondialisation et de la connectivité et d'accroissement de l'incertitude face aux nouveaux défis économiques, financiers et sociaux ».




       

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