Route migratoire de la Méditerranée: comment enrayer la hausse du nombre de victimes?

Les mesures pour réduire le nombre de migrants qui se noient en franchissant la Méditerranée vers l’Italie sera le sujet d’une audition prévue en commission des libertés civiles mercredi.

Les opérations de recherche et de sauvetage, les relations entre les différents acteurs de la région (notamment les navires militaires européens, le personnel de Frontex et les ONG), la nécessité de lutter contre les passeurs et la coopération avec les autorités libyennes feront partie des sujets abordés pendant le débat.

Le gouvernement italien a récemment demandé à l’UE et aux États membres de l’aide pour gérer le flux croissant de migrants. Il a laissé entendre qu’il pourrait interdire les navires de sauvetage des ONG non-italiens d’entrer dans les ports de l’Italie. La Commission européenne a demandé aux autorités italiennes de rédiger un code de conduite pour les ONG qui mènent des opérations de recherche et de sauvetage.

Parmi les orateurs invités à l’audition de la commission figurent deux hauts responsables des garde-côtes italiens, le directeur exécutif de Frontex Fabrice Leggeri, ainsi que des représentants de Médecins Sans Frontières et de Human Rights Watch.

À savoir

L’Italie est le principal point d’arrivée dans l’UE pour les migrants et les demandeurs d’asile depuis la fermeture de la route des Balkans et l’accord UE-Turquie. Pendant le premier semestre de 2017, plus de 85 000 personnes ont déjà atteint ses côtes, soit une augmentation de près de 10% en comparaison avec la même période l’année dernière.

Selon les données du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, entre le 1er janvier et le 30 juin, 2253 personnes sont décédées ou ont été portées disparues en tentant de franchir la mer Méditerranée, et la quasi-totalité d’entre eux (2171) sur la route de la Méditerranée centrale vers l’Italie.




     

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